Citroën C3 : fraîche

Source : Caradisiac, Alexandre Bataille.

Voici une auto cruciale pour Citroën qui doit se relancer sur un marché encore porteur, celui de la polyvalente. La succession s’avère en prime lourde à assumer pour cette troisième génération de C3 sachant que ses aînées se sont vendues à plus de 3,5 millions d’exemplaires en Europe depuis 2002.

 

C3 Mondial

Pour faire des économies, Citroën est parti de la base de la Peugeot 208 et en a repris la structure. Les designers ont fait preuve d'ingéniosité pour le cacher et donner à la citadine tous les codes de la marque. Les rondeurs sont toujours présentes mais elles ont été réinterprétées avec deux caractéristiques fortes : la personnalisation et l’apparition d'airbumps (optionnels), déjà vus sur le C4 Cactus. Citroën met aussi l’accent sur la personnalisation, avec une peinture biton (3 couleurs de toit possibles) et des éléments de carrosserie qui se prêtent eux aussi au jeu du coloriage. De quoi se mitonner une auto à la carte, avec en outre la possibilité de choisir parmi quatre ambiances intérieures différentes.

Dans l’habitacle, Citroën est reparti d’une feuille blanche. La planche de bord s’inspire du monde du mobilier ce qui se traduit par un dessin rectiligne est très simple. L’instrumentation est claire et bien lisible et l’ensemble très moderne. Dans l’ensemble le cockpit nous fait penser à celui du Cactus notamment à travers les sièges larges et moelleux. L’impression visuelle est positive malgré la présence de quelques plastiques durs sur la partie inférieure.

 

Comme les précédentes générations, la nouvelle C3 est uniquement disponible en 5 portes. Elle mesure désormais 3,99 m soit 5 cm de plus que l’ancienne. Elle abandonne en revanche, son pare-brise zénithal, qui connaissait pourtant un beau succès auprès des clients. Pas de changement en revanche au niveau des aspects pratiques que ce soit au niveau de l'habitabilité arrière très correcte ou du volume du coffre avec 300 litres (une valeur identique à l’ancienne), qui se place comme l’un des meilleurs de la catégorie.

Sous le capot, rien que de très connu chez PSA, avec en essence les blocs 68, 82 et 110 ch. En diesel, l’offre se constituera de motorisations BlueHDi de 75 et 110 ch.

 

Les tarifs débutent à 12 950 €, pour la version PureTech 68 ch en finition Live. Au lancement cinq motorisations, dont trois essence (PureTech 68, 82 et 110 ch) et deux diesel (BlueHDI 75 et 100 ch) seront au catalogue. En revanche, aucune boîte automatique à l'horizon, et c'est bien dommage tant la boîte EAT6 est intéressante chez PSA. Les prix montent jusqu'à 20 100 € en finition haut de gamme Shine en BlueHDI.

La française comble son retard en technologie. Elle propose ainsi la navigation 3D, le démarrage sans clé, la caméra de recul, l’alerte de franchissement de ligne et de somnolence, la surveillance des angles morts, le système Mirror Screen ainsi que, pour la première fois, une caméra dénommée ConnectedCAM permettant aussi bien d'immortaliser de beaux paysages que de jouer un rôle pour la sécurité en enregistrant automatiquement pendant une minute trente (30 secondes avant/1 minute après) en cas de chocs.